Alex Beaucage : le portrait d’un vrai

Avoir la chance d’habiter à Rouyn-Noranda, plus précisément dans le Vieux-Noranda, dans le même quartier que les Huskies de Rouyn-Noranda, c’est également se présenter au domicile de la meute afin d’observer les jeunes qui remplissent le chandail arborant un fier husky.

L’an dernier, la ville a vibré chaque fois que les Huskies tonnait et disons que ce tonnerre s’est avéré constant du premier duel contre les Voltigeurs de Drummondville jusqu’au dernier contre l’Armada de Blainville-Boisbriand. Un parcours historique, guidé par un pilote renouvelé, Mario Pouliot.

Pouliot est un homme très humble et chaque fois qu’il recevait des félicitations de quelqu’un, il indiquait que tout ça était grâce aux joueurs. Avec raison. Le vétéran entraîneur peut se vanter d’une chose : il a certes piloté l’un des meilleurs groupes de joueurs de l’histoire de la LHJMQ. Pas d’joke!

Sérieusement, je pourrais composer un chef-d’oeuvre littéraire au sujet de cette grande organisation, mais le but de ce billet demeure de présenter un portrait de l’un des soldats guidés par Pouliot, Alex Beaucage.

Un petit portrait d’un vrai

Beaucage était vu comme un choix de 2e tour par plusieurs spécialistes, mais l’as marqueur de la meute rouyn-norandienne s’est fait appeler en 3e ronde (78e) par l’Avalanche du Colorado. Il a fait bonne figure lors de son premier camp professionnel, et lorsqu’il est revenu au niveau junior, tout juste avant le premier match où les trois bannières ont été hissées au sommet, il affichait un large sourire.

Évidemment, j’y étais. Lors de cette soirée émotive, ma concentration était dirigée uniquement sur Beaucage. Comment le jeune homme se comportera-t-il à son retour des pros? C’était la question qui tournait à l’intérieur de mon encéphale depuis quelques heures.

Le numéro 16 n’a pas tardé à s’imposer. Tout d’abord, il a fait scintiller la lumière rouge avec une moitié de bâton (il a cassé avant son lancer), mais celui-ci a finalement été refusé par les officiels sur place. Même avec une moitié de bâton, son wrister est lourd, donc imaginez lorsque la baguette qu’il a entre les mains n’est pas en deux pièces.

Avec son bagage en surplus, incluant les deux coupes, sa sélection au repêchage et son camp pro, Beaucage pourrait conclure la course au sommet au chapitre des buts. S’il en a inscrit 39 l’an dernier, la possibilité d’enfiler l’aiguille à 45 ou 46 reprises (voire même 50) est loin d’être impossible.

Sur la glace, on le remarque grâce à son sens du hockey bien raffiné, qui fait de lui un excellent shooter, mais également un joueur qui peut mettre la table pour l’un de ses coéquipiers. Pour ma part, depuis le début de la campagne, j’ai aperçu un gars qui bouge encore plus ses pieds et qui offre un échec avant plus soutenu que l’an dernier.

S’il y a un joueur que vous devez observer cette année, c’est Alex Beaucage. Ce jeune homme vient d’une famille de hockey et on m’a soufflé à l’oreille qu’il est un super kid, très tranquille, toujours souriant et plaisant à côtoyer. Il a également la réputation de mettre les efforts afin de s’améliorer et bien se développer.

Interactions du lecteur